Coupe Davis : le Canada bien lancé, les Bleus dos au mur
A Québec, G.B.
18 septembre 2026
L'équipe de France de Coupe Davis est dos au mur après avoir cédé les deux premiers simples face au Canada, ce vendredi à Québec.
Premier simple : Draxl surprend Rinderknech
Mauvaise surprise pour le clan français : Liam Draxl, 205e mondial, prend d'entrée le pas sur Arthur Rinderknech. Devant des tribunes bien fournies mais pas encore combles, le Canadien réussit un premier set plein d'opportunisme, avec d'excellents retours, des montées au filet rageuses et une jolie couverture de terrain.
En face, le Français a démarré trop timidement avant de réagir un peu tard. Il a notamment concédé une 2e fois son service en ayant mené 40-0. Mais son élan est plus favorable en fin de set, malgré la perte de ce premier acte (6/2 en 43 minutes).
Dans la 2e manche, Rinderknech part plutôt bien mais il manque une balle de 2-0 d'un passing de revers dans le filet. Draxl est toujours euphorique, il joue avec beaucoup de culot. À 5-4, le n°1 français frappe de jolis retours et réussit un joli lob : balle de set France. Le match va peut-être basculer... Mais Draxl sort un ace !
Dans le jeu suivant, le "local hero", euphorique, profite de quelques mauvais choix de son rival et breake sur un point incroyable qu'il conclut d'une volée amortie. Sans trembler, il termine sur un jeu blanc (6/2, 7/5 en 1h43) pour placer le Canada en tête (1-0). C'est un peu la douche froide pour les Bleus...
La réaction d'Arthur Rinderknech
"Je ne peux pas faire pire comme début de match. Après, il y a eu un combat, mais ça ne m'a pas souri. Je n'ai pas été bon, lui a pris sa chance, très souvent, il m'a surpris. Il mérite sa victoire."
Deuxième simple : FAA vient à bout de Halys
Forcément quand l'enfant du pays Félix Auger-Aliassime, attendu par 10 000 fans, entre sur le court à 1-0 pour son pays, la pression est moins lourde sur ses larges épaules. Mais Quentin Halys entre dans ce deuxième simple avec bravoure. Il fait mieux que résister au n°5 mondial. Les deux hommes servent bien et c'est logiquement qu'ils disputent un tie-break dans le premier set.
Le Français compte une courte avance (2-0), annulée par un passing plongeant du Canadien. À 5-4 pour Halys, le 'Caribou' sort deux grosses premières balles pour s'offrir une balle de set. A l'échange, le 49e mondial est poussé à la faute en coup droit. 7/6(5) Canada en 1h01. C'est dur pour Halys.
Au début de la 2e manche, le n°2 français sauve brillamment une balle de break contre lui, d'un joli service-volée. Et dans le jeu suivant, après un bon passing de coup droit, il s'octroie le premier break du match sur sa première occasion : son revers a touché deux fois la bande du filet avant de 'mourir' du bon côté.
A 5-4, Quentin Halys doit sortir le grand jeu pour conserver son service et égaliser à un set partout. Il écarte notamment une balle de 5-5 d'une volée de coup droit tranchante et conclut un peu plus tard d'un ace. Le clan français lève le poing. Une manche partout (6/7, 6/4) !
Le troisième set s'annonce tout aussi indécis après deux premiers actes très équilibrés. Jusqu'ici irréprochable, Quentin Halys manque son deuxième jeu de service. Il cède un break pour la première fois, après deux double-fautes consécutives. Malheureusement, ce seul faux-pas va lui être fatal. Porté par son public, Félix Auger-Aliassime n'offre pas la moindre ouverture à son rival.
Sur un smash impeccable, il s'impose 7/6(5), 4/6, 6/3 en 2h21 dans un match de très haute qualité. Le Canada vire donc en tête 2-0. Samedi, les hommes de Paul-Henri Mathieu sont condamnés à tout gagner pour renverser leurs hôtes.
La réaction de Quentin Halys et de Paul-Henri Mathieu
Quentin Halys
"Félix a fait un très, très bon match. Il ne m'a pas ouvert beaucoup de portes. A chaud, il y a un ou deux points que je regrette mais j'ai tout donné. On n'est pas en bonne position ce soir, ça laisse un goût amer. Mais je crois en notre double pour enclencher un come back demain."
Paul-Henri Mathieu
"C'est le pire des scénarios qu'on pouvait avoir ce soir. Les gars ont donné le maximum. Pour Arthur, ça a été dur, il a mal commencé, il s'est tendu. Quentin n'est pas passé loin. On n'a plus le droit à l'erreur désormais. Il va falloir jouer tous les matchs de demain comme des finales. On aura tiré un trait sur vendredi. Place à samedi et à ces trois matchs. J'ai confiance dans l'équipe."





