En quelques années, Lift & Slice est devenu une place forte du beach tennis français. Le club toulousain, double champion de France Interclubs, s'appuie notamment sur la grande expérience de David Mottin.
Deux titres de champion de France Interclubs en deux ans (2025 et 2026), des joueuses et des joueurs qui cartonnent un peu partout en France dont Lola Barrau et Enola Hochdoerffer, tout juste championnes de France par paires... En quelques années, Lift & Slice est devenu une place forte du beach français et compte certains des meilleurs beacheurs français, notamment Lola Barrau, Enola Hochdoerffer, Noam Murciano, Thomas Portolleau et Hugo Castellano.
Cette réussite doit beaucoup au travail d'un "fou de beach", David Mottin, ancien sélectionneur de l'équipe de France, qui a souhaité créer un engouement pour le beach dans la région toulousaine. Mais entre les idées et la réalisation, il y a souvent des décalages. Alors pourquoi la recette de Lift & Slice fonctionne ? "C’est difficile à dire", reconnaît David Mottin . "Au sein du club, on fait vraiment attention à essayer d’avoir le même état d'esprit, d’être transparents, de communiquer, de faire des choses ensemble. On n’est pas une énorme communauté, donc c’est peut-être plus simple. Et après, sur les tournois, j'ai vraiment des compétiteurs qui sont engagés, qui sont impliqués, qui s'entraînent régulièrement."
Pour Enola Hochdoerffer, arrivée à Toulouse il y a deux ans depuis La Réunion pour ses études, cette atmosphère est justement l'une des raisons de son attachement à la structure toulousaine. "Pour avoir fait des clubs différents, je sais que c’est quelque chose que je cherche vachement : l’état d’esprit, l’entente, le soutien, vraiment cette bonne ambiance. C’est à la fois un club, mais c’est aussi un endroit où tu te sens bien, où les gens seront là avec toi, qui vont t’encourager, qui vont te supporter."
Sa partenaire sur le terrain, Lola Barrau, renchérit. "Quand je rentre sur le terrain dans ce genre de compétition, je ne joue pas que pour moi. Je joue pour Enola, ma partenaire, je joue pour l’équipe, pour mon coach et tous ceux qui nous encouragent. On s'entraîne sur le terrain central et on voit revenir des spectateurs qui nous suivent désormais. Je pense qu’on donne envie d’être encouragées, d’être supportées".
Cette réussite possède aussi une dimension particulière pour un club toulousain dans une discipline longtemps associée aux territoires ultramarins. Enola, elle-même originaire de La Réunion, aurait pu choisir de représenter un club de son île.
"Cette année, j'ai eu la remarque 'Pourquoi tu ne joues pas pour un club de la Réunion ? Tu viens de là-bas." Oui, je viens de la Réunion et j'aime beaucoup la Réunion. Mais à l'heure actuelle, je suis à Toulouse, j'ai envie de jouer pour mon club. Je m'y sens bien, Il y a de bons clubs à la Réunion, mais même là, depuis que je suis à Toulouse, on continue à me dire que je progresse, et je le sens, je progresse énormément. Et ça, c'est grâce au travail de David".
S'il est bien une personne qui symbolise la réussite de Lift & Slice, c'est David Mottin. L'entraîneur roule sa bosse depuis 20 ans dans le beach et a su mettre à profit son expérience. "Ça m’a aidé à appréhender les situations, à observer, à aiguiser mon regard. Mais la vraie question qu'il faut se poser, c'est : 'est-ce que j'aime ça ?' Car quand on est passionné, toutes les contraintes qu’on peut rencontrer sont quand même plus faciles à surmonter."
Reste désormais à donner à cette dynamique une autre dimension. Depuis plus de dix ans, le club cherchait un terrain et une solution auprès des collectivités. Le projet est aujourd’hui bien avancé, avec le soutien d’une mairie située à proximité de Toulouse.
L’objectif initial est de créer une structure de huit à dix terrains, mais le projet devrait démarrer plus raisonnablement avec quatre courts, avant de futures évolutions. "Il y a vraiment une entente, une écoute de la part de cette mairie-là. On a les idées, on est enthousiastes, maintenant il faut continuer d'avancer" résume David Mottin.
Avancer... et continuer de remporter d'autres médailles pour garnir l'armoire à trophées du nouveau club.








